dimanche 13 février 2011
Sagunto
En remontant d' Andalousie vers la France, nous sommes passés par Sagunto qui rappelait des souvenirs de cours d'espagnol à Maryse. La vieille ville est fort intéressante. Des travaux de remise en état sont en cours. Le quartier juif montre des maisons très protégées, avec des fenêtres derrières des barreaux, avec aussi des portes et des balcons entourés de jolies céramiques.
Les traces laissées dans le ciel par les réacteurs des avions restent en place très longtemps puisque le vent est inexistant. Pour des émigrés de Calais, cela est impressionnant.
Nous n'avons pu voir le théâtre romain et le château au dessus de la ville que de l'extérieur. Nous étions là un lundi et qui plus est en janvier qui ne connaît pas la venue des touristes. Tout était fermé.
D'après Wikipedia:
Les premières traces du passé de Sagonte remontent à l'âge du bronze. Au Ve siècle av. J.-C., à l'époque des ibères, ses habitants construisirent des murailles pour se protéger des dangers, ils absorbent les anciens villages et se nomment Arse.
Un grand développement culturel et économique s'en suit, qu'avalise la fabrication de monnaie et des relations commerciales avec les Grecs et les Phéniciens, mais aussi réveillant la rivalité avec les populations voisines, notamment celle de Teruel
Deuxième guerre punique et romanisation.
Cette croissance est freinée par le conflit qui éclate de la rivalité entre Carthage et Rome : Sagonte prend le parti de la République romaine et l'armée carthaginoise, sous la direction d'Hannibal, en l'an 218 av. J.-C., détruit totalement la ville après huit mois de siège et une résistance légendaire des habitants face à l'assiégeant.
Cet événement est à l'origine de la deuxième guerre punique puis, après la victoire des Romains par leur reprise de la ville en 212, un nouveau processus d'expansion et de développement s'initie, la ville s'appelle désormais Saguntum.
Moyen Âge : période hispano-arabe et Royaume de Valence.
Une forte récession est provoquée par les invasions des Barbares : Vandales et Wisigoths, entre le Ve et le VIIe siècles.
Au VIIe siècle, l'invasion arabe provoque le dépeuplement de la région est de la péninsule. C'est à cette époque que son nom est à nouveau changé, Saguntum devient Morbiter, puis Murviedro (en espagnol) et Morverdre (ou Molvedre en catalan), nom conservé jusqu'en 1868 et qui dérivent toutes deux de muri veteres (les vieux murs) du Moyen Âge. En l'an 1098, la ville fut provisoirement prise par les chrétiens lors des campagnes du Cid Campeador, néanmoins la reconquête définitive se produisit en 1238, lorsque Jacques Ier d'Aragon dit le Conquérant, prend la ville pour la couronne d'Aragon puis pour le royaume de Valence.
La ville ayant une position militaire stratégique au centre du royaume d'Aragon et grâce à son château, subit de lourdes attaques à plusieurs reprises: par l'armée royale de Charles Quint lors de la guerre contre la Germanie valencienne (1515-1523), les armées bourboniennes lors de la guerre de Succession d'Espagne (1701-1714), la Guerre d'Espagne sous le Ier Empire (1808-1814) et les guerres Carlistes à plusieurs périodes du XIXe siècle.
En 1874, le pronunciamiento (coup d'État) du général Martínez Campos qui soulève les troupes positionnées à Sagonte, provoque la Restauration des bourbons sous la figure de Alphonse XII d'Espagne
Au début du XXe siècle, une industrie sidérurgique se développe fortement, jusque dans les années 1980, date de la fermeture du dernier haut-fourneau, résultat de la crise économique et réorganisation industrielle de l'Espagne pour permettre son adhésion à la CEE.
La ville est ensuite déclarée zone industrielle, ce qui favorise une plus grande diversification de son secteur productif (ciments, chimie) et une spécialisation du secteur sidéro-métallurgique attirant les investissements de grandes sociétés comme le groupe Arcelor ou le ThyssenKrupp.
Dès les années 1960, la ville profite de l'expansion de l'industrie touristique espagnole pour aménager son port et développer un nouveau centre urbain à environ 5 km de l'ancien. C'est aussi à cette époque qu'elle participe au grand mouvement de grève de 1962, démarré dans les Asturies.
Libellés : Histoire
Détente espagnole
Après l' "annus miserabilis" que fut pour nous 2010, nous nous sommes complètement relâchés sur les bords de la Méditerranée en ce mois de janvier 2011. Et cela nous a fait le plus grand bien. Nous nous sommes vraiment retapés. Surtout que durant un mois, le temps de l' Andalousie nous a gâtés.
Libellés : Nous
L' Andalousie en janvier
Les couleurs florales et printanières appréciées en janvier sous un soleil chaud dans un ciel parfaitement bleu, entre Carthagène et Alicante, à l'est de Murcie, sur une lagune de la Méditerranée sont un véritable régal.
Libellés : nature
Baobab chorisia speciosa
Oui, à Los Alcazares, en Andalousie, sur la côte méditerranéenne, nous avons vu de curieux arbres au tronc épineux avec des fleurs très étonnantes.
Après de nombreuses recherches et en regardant ces troncs en forme de bouteille, j'ai fini par trouver qu'il s'agissait du "polo borracho" de la famille des baobabs, originaire des régions chaudes et humides, tropicales et subtropicales d'Amérique centrale.
Palo borracho
Familia: Bombacaceae
Nombre científico: Chorisia speciosa
Estado: España
Región/País: Andalucia
Lugar: Malaga
Descripción: Originario de zonas tropicales y subtropicales de América del sur, llega a medir hasta 2 mts de diametro tomando, en su madurez, la forma de una botella. Guarda el agua que absorbe en la zona engrosada del tronco. Las flores son blancas y rosas. Existe una bella leyenda en la que los indios, que llaman a esta planta “la madre nuestra pegada a la tierra” mantienen que este arbol es la transformación de una bellísima princesa, que perdío a su amado en guerras tribales y se convirtió en este árbol, en el que se aprecia la lozanía y esbeltez en su juventud y las formas femeninas con su fuerza y su resistencia en su madurez. Terminan diciendo que las flores blancas son las lagrimas de la princesa, que se convierten en rosa por la sangre, que absorbe del suelo, derramada por su amado en el campo de batalla.
Palabras clave: Chorisia, speciosa, Bombacaceae, Palo, borracho
Libellés : nature