samedi 23 février 2008

Voiliers d'oies



Vendredi 22 février 08, à 19h, des cris* venant du ciel me font lever la tête.
Un vol d’oies sauvages passe au dessus de la maison, venant du Sud-Sud-Ouest et se dirigeant vers le Nord-Nord-Est. Et alors, j'ouis les oies joyeuses! Je presse Maryse pour qu’elle vienne voir. Quand je crois que l’évènement est terminé, à notre grand étonnement, un autre vol suit, composé d’un nombre bien plus grand d’oies qui forment un immense V** avec quelques petits V sur ses segments. Puis, un troisième V encore plus important apparaît. La nuit approche et nous nous demandons où se reposeront*** ces centaines d’oies.

*Les oies sont bruyantes et cela vient du fait qu’elles sont très sociables et que la communication est de type acoustique. Les oies volant à l’arrière encouragent de leurs cris celles de tête afin qu’elles maintiennent leur vitesse.
**Les remous aériens créés par un oiseau en vol représentent une dépense d’énergie considérable. Pour économiser une partie de cette énergie, les oies, canards et grues, entre autres, ont adopté un vol en V. L’oiseau qui vole dans le sillage d’un autre bénéficie d’une portance accrue. Le troupeau entier des oies augmente d’au moins 71% sa capacité de vol par rapport à celle d’un oiseau isolé
***Lorsqu'une oie est malade ou blessée par un coup de fusil et qu'elle tombe hors de la formation, deux autres oies se dégagent du voilier et la suivent en bas pour lui apporter de l'aide et la protéger. Elles restent avec l'oie blessée jusqu'à ce qu'elle puisse voler à nouveau ou qu'elle meure et seulement à ce moment-là elles repartent par elles-mêmes ou avec un autre voilier afin de rejoindre leur propre groupe.


La photo "migration" vient de "//l'équipier.com/voyageur/".
Celles des "oies cendrées" prise au Canada par David Rouault est parue sur "l'Internaute".

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