mardi 2 octobre 2012

Promenade sur le Bassin d'Arcachon - sept 2012 -

  Les deux cabanes tchanquées de l'île aux Oiseaux, situées sur la commune de La Teste-de-Buch, sont devenues l'emblème du Bassin. 
Une cabane tchanquée est une cabane en bois perchée sur pilotis typique du Bassin d'Arcachon.











                                    Les cabanes Tchonquéesde l'île ux oiseaux à marée basse.

Le terme « tchanquée » (prononcez tianqué) est la francisation du participe passé gascon chancat / chancada, « fiché(e) sur des piquets, monté(e) sur des échasses » (cf chanca (prononcez tianque), « échasse »).



                                                           Les pinasses.







Les pinasses étaient les bateaux utilisés par les pêcheurs sur le Bassin. Les femmes proposaient de faire traverser les gens, d'Arcachon jusqu'au Cap Ferret, à bord de ces embarcations. Pour amener leurs clients sur la pinasse, elles les portaient sur leur dos!








                   Depuis le Bassin, voici le seul endroit du Cap Ferret que nous avons apprécié.
 La chapelle de la Villa Algérienne est un édifice d'inspiration mauresque, mais destiné au culte catholique. Primitivement réservée "au sieur Léon Lesca et à sa famille". On remarquera que son clocher est orné de la croix et du croissant.






                          La marée descend, dans peu de temps, les bateaux seront sur le sable.

lundi 1 octobre 2012

Camping Septembre 2012





Camping « La Pinède »
Texte de Maryse le 28.09.2012


Si camping improbable il y a, certes, celui de La Pinède en fait partie. Papou, avec ses antennes d'insecte nomade a su le détecter sans aucune hésitation.
La Pinède, ça fait rêver et pourtant !...
Nous sommes les seuls campeurs dans ces Landes immenses dont la frontière s'arrête on ne sait où, dans la forêt peut-être ?
Une fois le chemin cabossé qui conduit au camp ,franchi, on découvre sur notre gauche un « mémorial » en bois, peint en jaune douteux. « Au mémorial du poulet » est-il inscrit sur ce demi-cercle inscrit à mi-hauteur d'homme. Deux pas plus loin, « Au poulet inconnu » nous apprend que là, à la porte du poulailler gît ce soldat emplumé mort pour on ne sait quelle gloire ! Le coq s'époumone, en tout bon coq qui se respecte. Nous ne sommes guère dépaysés devant ce qui ressemble vaguement à l'environnement de notre home bergeracois.
Un âne, réalisé en morceaux de bois récupérés, coiffé d'un panier d'osier crevé, des bonshommes en planches boulonnées gardent l'entrée du camping avec un grand sérieux. Réalisés par des campeurs, ils donnent une idée de la joyeuse ambiance qui doit régner ici l'été !
Le « bloc » nous apparaît, délabré. Nous visitons les douches vieillottes dont les poignées de porte et les verrous fonctionnent chacune à leur façon, dont les carrelages sont assemblés méthodiquement selon on ne sait quel critère car, en effet, toutes les couleurs s'y retrouvent : vert d'eau, vert foncé, ocre pâle, ocre terre, turquoise, noir, blanc... Sur les portes des douches, des grenouilles peintes au pochoir, une véritable coquille St Jacques attestent bien la volonté de Bernard, le propriétaire, d'agrémenter son camping pour la joie des campeurs. L'ensemble est assez surprenant mais … on s'y fait. Sauf que le pommeau de douche étant monté à l'envers, je reçois, le premier jour, un jet d'eau froide en plein dans l'œil. Aïe ! Ça fait mal. Là n'est pas la question, l'essentiel est que l'on puisse se doucher en n'oubliant pas d'appuyer sur l'interrupteur marqué d'une flèche, à l'opposé de la poignée d'ouverture, sinon on reste dans le noir absolu. Tout étant monté à l'envers selon la logique véritablement farfelue du propriétaire.



 Même le marteau-maison est monté à l'envers!







Continuons d'avancer avec notre attelage. Le cabanon de l'accueil se dévoile sur notre droite. Pas banal non plus, enguirlandé de toutes sortes d'objets colorés et hétéroclites...






Après, après... c'est un imbroglio presque indescriptible : caravanes par ci, tas de bois par là, vélos pour tous âges à l'air libre et prenant la pluie tant qu'ils en veulent !!! cabane-bar, terrasse en bois, tables variées posées au hasard, chaises de tous poils empilées là, car l 'été est fini...























Une cabane en bois abrite les jouets des petits, deux balançoires qui furent sans doute belles pendent de l'arbre jouxtant notre installation. Le bac à sable attend les jeux des gamins, ce qui fut un golf miniature sera sans doute remis en état à l'arrivée des nouveaux amoureux de ce lieu car, ainsi délabré, il est inutilisable.










 Quelques hamacs bariolés qui eurent des couleurs plus vives sont accrochés ici et là aux chênes centenaires. Viva la siesta!
Le coin barbecue est agrémenté de multiples chapiteaux parasols d'été, de gazinières, de réfrigérateurs, de congélateurs qui semblent avoir fait leur temps mais qui fonctionnent pourtant encore. Tout cela, comme le bois coupé est à disposition des campeurs. Ce lieu se veut un espace de rencontres, souhaité par Bernard. Deux bouilloires à l'ancienne, pleines d'eau du ciel, attendent avec sagesse la saison prochaine.










  




















Chaque campeur se pose là où bon lui semble sauf sur les jeunes bruyères ; les espaces ne sont pas délimités, les voitures sont interdites sur le terrain.


                                               Respect des hommes, respect des lieux.

Et là-bas, tout là-bas, au fin fond de la forêt, mystérieux et non dévoilé, s'étend le labyrinthe, parmi les chênes, tracé dans les fougères par Bernard et son tracteur. Parsemé de « trésors », il fera le bonheur des enfants qui s'y aventureront à la saison prochaine.
« Fraises » des arbousiers, écureuils s'aventurant à toute allure dans les allées de pins, bruyère tachant de mauve la nature, tout nous rappelle que l'on campe ici au paradis.




















Tiens, le voilà justement, le « maître » suivi de son « esclave » Olivier , l'homme à tout faire, l'homme de main et de compagnie. Trapu, épais, puissant, large d'épaules, les yeux petits qui louchent, il est le serf attaché à la terre du vassal, loge dans sa propre caravane faussement immatriculée au Danemark, qu'il a fallu couvrir d'une bâche car elle fuyait avec ce temps de déluge ! Le matin, on rencontre Olivier sortant de la douche, en slip, rejoignant allègrement et sûrement son habitacle de Noé.
Le maître et l'esclave, deux larrons qui ont la vie belle : on va à la pêche quand on en a envie, on ramasse les champignons, on boit son petit café tranquillement sur la terrasse vers dix heures. Ce matin, je les ai vus passer, tassés dans la voiture « pot de yaourt », le vieux chien berger-allemand, énorme, assis à l'arrière, tractant un assemblage de fers rouillés qui fut jadis un châssis de remorque : ils revenaient du fond du camping à la recherche des fameux cèpes qu'ils attendent chaque jour avec impatience et qui paraît-il se trouvent partout ici.
L'autre matin, le maître, plus petit mais plus mince, à l'allure de SDF, sorti tout droit de la soupe populaire, cheveux gris jaunes et « crades », pendouillant sur les oreilles, sandales à demi-rongées par le temps (ainsi que les pieds d'ailleurs!) nous a guidés tout au bout du camp, derrière une dizaine de caravanes entreposées là par les campeurs saisonniers, vers son jardin.
De jardin, nous n'en vîmes point mais un tas de compost impressionnant nous sauta aux yeux ainsi que quelques citrouilles-potirons (croisement maison) et des melons d'Espagne qui s'étaient laissé le bonheur de pousser là, à l'abri des curieux et des voleurs. Le compost est régulièrement labouré, retourné, aéré par les sangliers.

 Nous repartîmes avec chacun un potiron sous le bras car malgré ses allures de Cro-Magnon tout droit sorti de sa grotte, le maître est un homme cultivé, écolo, solidaire, humain comme on n'en voit plus. Eh oui ! Paradoxe flagrant entre la mine et l'homme lui-même ! Il nous tient des discours enrichis sur toutes sortes de sujets : l'histoire régionale, le changement climatique, la symbiose des champignons et de leur arbre, son accrochage avec Sarkozy, etc... véritable puits de sciences déposé là, en pleine nature, avec son humour, sa philosophie de la vie.

Finalement, il y a plus à voir dans ce camping « hors-temps » que dans toute la région dite touristique.

mardi 24 juillet 2012

Huppe fascié




Cet oiseau merveilleux nous fait la joie d'une promenade-repas sur notre pelouse arrière.
Il est vif et trouve souvent des insectes, des larves, des vers pour son casse-croûte.
Le nichoir que j'ai préparé pour une belle nichée n'a pas encore eu l'heur de la visite d'un couple de huppes.
Toutefois, je crains que leur installation ne nous plaise que peu. L'odeur de leur nid est paraît-il particulièrement désagréable car les parents et leur progéniture émettent, à l'aide d'une glande située dans le croupion, une sécrétion nauséabonde évoquant la viande en putréfaction saupoudrée de fauve, destinée certainement à éloigner les prédateurs éventuels.

Du latin upupa, origine onomatopéique tirée de son chant (« houp-oup-oup »), qui lui a valu son nom dans beaucoup de langues et dialectes, par exemple en anglais (hoopoe), en italien (upupa), en hollandais (weide-)hop etc. De même, elle est appelée « bout bout » dans le centre de la France. Elle est aussi nommée « pue pue » dans certaines régions, allusion à la mauvaise odeur de son nid. Le qualificatif « fascié » fait référence aux rayures noires et blanches de son plumage (huppe, ailes et rectrice).(selon Wikipedia)

lundi 23 juillet 2012

La sidérurgie en Périgord.

Les noms des divers lieux-dits sont là pour l'attester, l'exploitation du minerai de fer fut florissante en Périgord. Elle remonte en fait au tout début de l'âge du fer puisque les hommes de la préhistoire trouvèrent côte à côte dans nos terrains le silex et les pierres ferrugineuses et purent ainsi facilement passer d'une industrie à une autre.
Si l'industrie du fer connut chez nous un tel essor, c'est qu'il s'y trouvait réunis les trois éléments indispensables : matières premières, force motrice et main d'œuvre bon marché.
D'abord et avant tout le minerai de fer : il s' en trouve soit en fragments à la surface du sol, soit en veines et amas à une profondeur variant de 1 à 50 mètres, mêlé à des dépôts argileux. Cette couche provient de la décomposition et du transport des roches cristallines du massif Central. C'est elle qui donne ces argiles ocres et ces sables rouges que l'on trouve en bordure du plateau Limousin. Ce type de terrain riche en minerai s'appelle le sidérolithique et on le trouve sur tout le pourtour du Massif Central. Il constitue dans notre région une bande étroite qui s'étale du sud-est au nord-ouest de Montignac en Dordogne jusqu'à Civray la Vienne, en passant par Thiviers, Marthon, La Rochefoucauld et Chasseneuil. Les mines, particulièrement nombreuses, étaient à ciel ouvert et se trouvaient vers Sarlat, Bergerac, Hautefort, Excideuil et Nontron.
Les deux autres matières premières nécessaires étaient la castine et le bois, tous deux présents en grandes quantités.
La castine est une pierre calcaire que l'on mélangeait au charbon de bois et au minerai de fer. Elle jouait un rôle de fondant et retenait le souffre qui nuisait à la qualité de la fonte. On comptait en gros 1/3 de castine pour 2/3 de minerai.
Le bois, c'est évident, était lui aussi sur place. Mais l'on était souvent obligé d'utiliser du châtaignier taillis, le chêne et le hêtre, meilleurs combustibles, étant trop rares dans nos forêts.

Les forges s'installent au plus près des ressources naturelles utilisées comme le minerai de fer ramassé ou extrait de mines, la forêt pour la production de charbon de bois et les cours d'eau comme sources d'énergie.

L'activité sidérurgique en Périgord a duré trois siècles et l'on comptait 169 forges pour l'extraction du fer, la production de la fonte de fer, de fers de différentes qualités, de l'acier.

Certaines forges, installées dans les vallées du Bandiat et de la Tardoire (Etouars, Javerlhac, Forge-Neuve, La Chapelle, Jomelière, Ruelle ...),ont fait leur réputation en fabriquant  des canons de marine et des boulets pour l'arsenal de Rochefort
Mais en période de paix les maîtres de forge produisaient de la fonte de fer, des fers de différentes qualités, de l'acier, des objets en fonte. La production allait au marché civil, avec la fabrication de chaudières pour le sucre de canne, de socs de charrue, de pioches, de tambours de moulin, de marmites, de plaques de cheminée et de clous.

http://www.histoirepassion.eu/spip.php?article1548

samedi 30 juin 2012

Expo à Duras (47)














"Duras Association du Château" organise une exposition de peinture et de sculpture du 29 juin au 8 septembre 2012. La décontraction et la convivialité y sont de rigueur. La salle de la charpente du château reçoit 30 exposants. Nous nous y retrouvons pour la troisième année consécutive.
Une jeune fille du village a été recrutée pour assurer la visite; elle a écouté avec attention et avec réflexion les peintres et sculpteurs parler de leurs œuvres afin d'être en mesure de guider les visiteurs.
Les artistes assureront également des permanences pour la suppléer.
Le château est régulièrement remis en état; la balustrade qui en fait le tour est achevée.
C'est une superbe bâtisse qui domine la vallée du Dropt.
Le restaurant "la Terrasse" venant juste d'ouvrir ce 29/06/2012, nous y avons trouvé une bonne table simple et fine à la fois que l'on peut recommander.

Expo à Sourzac (24)




















Nous exposons, du 15 juin au 11 juillet 2012, avec une peintre native du Nord, au Pigeonnier de Sourzac.
Le lieu est fort attrayant, attenant à l'église reconstruite au XVe siècle en style gothique, avec des ruines romanes à l'entrée, dominant l'Isle.
"Le Rocher des Gourmets" est un restaurant installé dans une maison troglodytique où la cuisine est de fort bonne tenue.

lundi 25 juin 2012

Chance à venir!


Il paraît que "ça" porte chance.
Alors pour le coup je "sens" bien que le sort s'est concentré sur ma petite personne.
Je relate:
Ce soir du lundi 25 juin 2012, nous avons pris le repas derrière chez nous, sur la terrasse; la forte chaleur de la journée avait disparu et à 20h30, c'était le bonheur de manger en entendant la nature vivre autour de nous: coqs, poules, chiens, zoziaux variés...
Je m'étais tout juste servi un thé vert à la menthe que j'aime frais.
Et "quoi qui m'arrive?" un petit "pschutt" avec une éclaboussure qui sort de mon verre.
Pas de doute un "bombardier", excellent viseur, quelque peu taquin, m'avait "sucré" ma boisson favorite d'une fiente bien moulée.
En levant la tête je n'ai rien découvert dans le ciel bleu; le vicieux n'a fait qu'un passage, sûr de sa précision.
Ben, t'as qu'à voir!
Voilà un évènement rarissime me semble-t-il.
J'attends maintenant les preuves de ma veine!