mardi 2 octobre 2012

Arcachon et la dune du Pyla

Fichier:Moulleau.JPG

     Arcachon au premier plan; dans le fond, la dune du Pyla (ou du Pilat) et, en mer, le non moins impressionnant banc d'Arguin (Réserve naturelle) soumis aux vents et aux courants marins, en constante évolution (actuellement 4km sur 3km).








Vue depuis le Cap Ferret, la dune du Pyla dévoile ses dimensions impressionnantes: altitude variable de 100 à 117m, elle s'étend sur 500 m d'est en ouest et sur 2,7 km du nord au sud et contient environ 60 millions de mètres cubes de sable. Elle dépend du territoire de la commune française de la Teste de Buch.




Depuis la plage, on peut en contempler son immensité qui en fait la plus haute dune d'Europe.
Ceux qui l'escaladent paraissent bien minuscules.

      




Nous ne nous sommes pas aventurés à tenter l'ascension de ce lieu qui attire jusqu'à des japonais et des chinois, sans évidement parler des portugais et des espagnols voisins.






Nous n'avons pas eu l'occasion de visiter Arcachon. Cette ville apparaît complètement moderne et transpire la richesse.                                                         

 La cité voit le jour au XIXe siècle, alors que la vogue des bains de mer, dont on a découvert les propriétés curatives, connaît un grand développement. En quelques décennies, les dunes autrefois vierges sont loties, et en 1857, l'empereur Napoléon III érige cet ancien quartier de La Teste en commune indépendante. (Wikipédia)
                                                 L'obligatoire casino des villes thermales!







Les chevaux semblent avoir quitté la bétaillère pour aller compléter le manège de chevaux de bois .














Cadences-Arcachon-2012




Le Festival "Cadences" bat son plein.
 





Les cavaliers comme leurs chevaux patientent avant de montrer leur savoir faire.




De bien beaux chapiteaux ont investi la plage.
Leurs abords sont fréquentés par des gens fort "smart" s'il vous plaît. De belles voitures débarquent du monde trié sur le volet. On parle haut avec des expressions très classe, je vous prie.




Les groupes venus de partout présentent ensemble leur chorégaphie
devant le public massé lui sur la jetée. Les serviettes ne côtoient pas les torchons, non mais des fois!






Les danseurs s'en donnent à cœur joie tout en s'appliquant et en respectant les consignes des "maîtresses de balai".








Les groupes se concertent, analysent écoutent avec attention.
Nous en sommes à la finale.
C'est du très sérieux.
Le public applaudit.


Le spectacle s'achève juste au moment où arrive une grosse averse. Les spectateurs comme les participants ont tôt fait de trouver un abri de l'autre côté de la route.
La pluie cesse trois minutes après. Et chacun suit son chemin.

Au Cap Ferret

                            Nous sommes descendus du bateau sur la commune de Lège-Cap-Ferret.

La presqu'île du cap Ferret n'a que 3 000 ans d'histoire géologique : c'est la formation la plus récente de la côte gasconne. Comme dans le reste des landes de Gascogne, le sous-sol est composé d'une couche de grès résultant de la cimentation des grains de quartz entre eux due à la décomposition de l'argile en présence de fer et de matière organique : la couche d'Alios. L'eau ruisselant dans la nappe est donc très chargée en fer et lorsqu'elle débouche sur la plage, provoque des traînées oxydées aux couleurs de rouille. C'est ce phénomène qui justifie l'appellation de « cap Herré », la pointe de fer en gascon, qui deviendra plus tard le cap Ferret.
(Wikipédia)









L'église N.D. des Flots, moderne,  montre de bien belles réalisations.







      Le chœur et la nef sont éclairés par des vitraux très colorés.








Le christ en croix du choeur est travaillé dans du bois flotté.








               De même la Vierge à l'enfant sur le mur d'une travée.  











Maryse regarde de près un tableau qui représente le feu.










Le pin permet des réalisations bien délicates.










Sortir de son beau bateau qui s'échoue sur le sable nécessite une barque. Seul(e) elle permet de rejoindre le rivage à la rame mais quand on est deux, il faut que l'un se sacrifie pour tirer l'embarcation.



                Sur le parvis de l'église, la place est ombragée par de superbes pins parasols.








             
L'arbre, une merveille qui nous domine.







                  







Le tronc  tortueux semble ne pas vouloir s'élever.












Maryse ne parvient pas à faire ployer ses branches.





Repos sur ce parvis, tel un vieux pêcheur.

    Le bassin depuis le Cap Ferret, avec la Dune du Pyla en fond et les pieux des parcs à huîtres.



Promenade sur le Bassin d'Arcachon - sept 2012 -

  Les deux cabanes tchanquées de l'île aux Oiseaux, situées sur la commune de La Teste-de-Buch, sont devenues l'emblème du Bassin. 
Une cabane tchanquée est une cabane en bois perchée sur pilotis typique du Bassin d'Arcachon.











                                    Les cabanes Tchonquéesde l'île ux oiseaux à marée basse.

Le terme « tchanquée » (prononcez tianqué) est la francisation du participe passé gascon chancat / chancada, « fiché(e) sur des piquets, monté(e) sur des échasses » (cf chanca (prononcez tianque), « échasse »).



                                                           Les pinasses.







Les pinasses étaient les bateaux utilisés par les pêcheurs sur le Bassin. Les femmes proposaient de faire traverser les gens, d'Arcachon jusqu'au Cap Ferret, à bord de ces embarcations. Pour amener leurs clients sur la pinasse, elles les portaient sur leur dos!








                   Depuis le Bassin, voici le seul endroit du Cap Ferret que nous avons apprécié.
 La chapelle de la Villa Algérienne est un édifice d'inspiration mauresque, mais destiné au culte catholique. Primitivement réservée "au sieur Léon Lesca et à sa famille". On remarquera que son clocher est orné de la croix et du croissant.






                          La marée descend, dans peu de temps, les bateaux seront sur le sable.

lundi 1 octobre 2012

Camping Septembre 2012





Camping « La Pinède »
Texte de Maryse le 28.09.2012


Si camping improbable il y a, certes, celui de La Pinède en fait partie. Papou, avec ses antennes d'insecte nomade a su le détecter sans aucune hésitation.
La Pinède, ça fait rêver et pourtant !...
Nous sommes les seuls campeurs dans ces Landes immenses dont la frontière s'arrête on ne sait où, dans la forêt peut-être ?
Une fois le chemin cabossé qui conduit au camp ,franchi, on découvre sur notre gauche un « mémorial » en bois, peint en jaune douteux. « Au mémorial du poulet » est-il inscrit sur ce demi-cercle inscrit à mi-hauteur d'homme. Deux pas plus loin, « Au poulet inconnu » nous apprend que là, à la porte du poulailler gît ce soldat emplumé mort pour on ne sait quelle gloire ! Le coq s'époumone, en tout bon coq qui se respecte. Nous ne sommes guère dépaysés devant ce qui ressemble vaguement à l'environnement de notre home bergeracois.
Un âne, réalisé en morceaux de bois récupérés, coiffé d'un panier d'osier crevé, des bonshommes en planches boulonnées gardent l'entrée du camping avec un grand sérieux. Réalisés par des campeurs, ils donnent une idée de la joyeuse ambiance qui doit régner ici l'été !
Le « bloc » nous apparaît, délabré. Nous visitons les douches vieillottes dont les poignées de porte et les verrous fonctionnent chacune à leur façon, dont les carrelages sont assemblés méthodiquement selon on ne sait quel critère car, en effet, toutes les couleurs s'y retrouvent : vert d'eau, vert foncé, ocre pâle, ocre terre, turquoise, noir, blanc... Sur les portes des douches, des grenouilles peintes au pochoir, une véritable coquille St Jacques attestent bien la volonté de Bernard, le propriétaire, d'agrémenter son camping pour la joie des campeurs. L'ensemble est assez surprenant mais … on s'y fait. Sauf que le pommeau de douche étant monté à l'envers, je reçois, le premier jour, un jet d'eau froide en plein dans l'œil. Aïe ! Ça fait mal. Là n'est pas la question, l'essentiel est que l'on puisse se doucher en n'oubliant pas d'appuyer sur l'interrupteur marqué d'une flèche, à l'opposé de la poignée d'ouverture, sinon on reste dans le noir absolu. Tout étant monté à l'envers selon la logique véritablement farfelue du propriétaire.



 Même le marteau-maison est monté à l'envers!







Continuons d'avancer avec notre attelage. Le cabanon de l'accueil se dévoile sur notre droite. Pas banal non plus, enguirlandé de toutes sortes d'objets colorés et hétéroclites...






Après, après... c'est un imbroglio presque indescriptible : caravanes par ci, tas de bois par là, vélos pour tous âges à l'air libre et prenant la pluie tant qu'ils en veulent !!! cabane-bar, terrasse en bois, tables variées posées au hasard, chaises de tous poils empilées là, car l 'été est fini...























Une cabane en bois abrite les jouets des petits, deux balançoires qui furent sans doute belles pendent de l'arbre jouxtant notre installation. Le bac à sable attend les jeux des gamins, ce qui fut un golf miniature sera sans doute remis en état à l'arrivée des nouveaux amoureux de ce lieu car, ainsi délabré, il est inutilisable.










 Quelques hamacs bariolés qui eurent des couleurs plus vives sont accrochés ici et là aux chênes centenaires. Viva la siesta!
Le coin barbecue est agrémenté de multiples chapiteaux parasols d'été, de gazinières, de réfrigérateurs, de congélateurs qui semblent avoir fait leur temps mais qui fonctionnent pourtant encore. Tout cela, comme le bois coupé est à disposition des campeurs. Ce lieu se veut un espace de rencontres, souhaité par Bernard. Deux bouilloires à l'ancienne, pleines d'eau du ciel, attendent avec sagesse la saison prochaine.










  




















Chaque campeur se pose là où bon lui semble sauf sur les jeunes bruyères ; les espaces ne sont pas délimités, les voitures sont interdites sur le terrain.


                                               Respect des hommes, respect des lieux.

Et là-bas, tout là-bas, au fin fond de la forêt, mystérieux et non dévoilé, s'étend le labyrinthe, parmi les chênes, tracé dans les fougères par Bernard et son tracteur. Parsemé de « trésors », il fera le bonheur des enfants qui s'y aventureront à la saison prochaine.
« Fraises » des arbousiers, écureuils s'aventurant à toute allure dans les allées de pins, bruyère tachant de mauve la nature, tout nous rappelle que l'on campe ici au paradis.




















Tiens, le voilà justement, le « maître » suivi de son « esclave » Olivier , l'homme à tout faire, l'homme de main et de compagnie. Trapu, épais, puissant, large d'épaules, les yeux petits qui louchent, il est le serf attaché à la terre du vassal, loge dans sa propre caravane faussement immatriculée au Danemark, qu'il a fallu couvrir d'une bâche car elle fuyait avec ce temps de déluge ! Le matin, on rencontre Olivier sortant de la douche, en slip, rejoignant allègrement et sûrement son habitacle de Noé.
Le maître et l'esclave, deux larrons qui ont la vie belle : on va à la pêche quand on en a envie, on ramasse les champignons, on boit son petit café tranquillement sur la terrasse vers dix heures. Ce matin, je les ai vus passer, tassés dans la voiture « pot de yaourt », le vieux chien berger-allemand, énorme, assis à l'arrière, tractant un assemblage de fers rouillés qui fut jadis un châssis de remorque : ils revenaient du fond du camping à la recherche des fameux cèpes qu'ils attendent chaque jour avec impatience et qui paraît-il se trouvent partout ici.
L'autre matin, le maître, plus petit mais plus mince, à l'allure de SDF, sorti tout droit de la soupe populaire, cheveux gris jaunes et « crades », pendouillant sur les oreilles, sandales à demi-rongées par le temps (ainsi que les pieds d'ailleurs!) nous a guidés tout au bout du camp, derrière une dizaine de caravanes entreposées là par les campeurs saisonniers, vers son jardin.
De jardin, nous n'en vîmes point mais un tas de compost impressionnant nous sauta aux yeux ainsi que quelques citrouilles-potirons (croisement maison) et des melons d'Espagne qui s'étaient laissé le bonheur de pousser là, à l'abri des curieux et des voleurs. Le compost est régulièrement labouré, retourné, aéré par les sangliers.

 Nous repartîmes avec chacun un potiron sous le bras car malgré ses allures de Cro-Magnon tout droit sorti de sa grotte, le maître est un homme cultivé, écolo, solidaire, humain comme on n'en voit plus. Eh oui ! Paradoxe flagrant entre la mine et l'homme lui-même ! Il nous tient des discours enrichis sur toutes sortes de sujets : l'histoire régionale, le changement climatique, la symbiose des champignons et de leur arbre, son accrochage avec Sarkozy, etc... véritable puits de sciences déposé là, en pleine nature, avec son humour, sa philosophie de la vie.

Finalement, il y a plus à voir dans ce camping « hors-temps » que dans toute la région dite touristique.