vendredi 26 octobre 2007

Maine de Biran


Pierre Maine de Biran, de son vrai nom Marie-François-Pierre Gontier de Biran (29 novembre 1766 à Bergerac - 20 juillet 1824 à Paris) fut sous-préfet et député de Bergerac.
Au sein de son département, le représentant du Gouvernement fait preuve d’un grand dynamisme. Il est ainsi à l’origine de la construction de ponts devant favoriser le développement du commerce. Ses préoccupations hygiénistes l’incitent également à encourager l’assèchement de marais insalubres et à organiser la mise en œuvre d’une campagne d’inoculation. Sur le plan culturel, Maine de Biran contribue à la protection des monuments historiques et au développement de l’enseignement public

Sa carrière donne l’impression qu’il est pour le moins opportuniste :
En 1789, il fait partie des Gardes du Roi et défend le Château de Versailles face aux révolutionnaires.
En 1792, à l’avènement de la République, il juge prudent de rentrer au pays, à Grateloup.
En 1794, après la chute de Robespierre et sous le Direcoire, il reçoit la charge d’administrateur de la Dordogne.
En 1797, il entre au Conseil de Cin-Cents, mais il est invalidé quatre mois plus tard pour « Tiédeur républicaine ».
Lors du Consulat, il applaudit Bonaparte qu’il considère comme le pacificateur et le constructeur dont la France a besoin.
En 1802, il devient conseiller Général à Périgueux
En 1805 ils est Sous-Préfet à Bergerac.
En octobre 1812, il devient membre du Corps législatif qui siège à Paris et montre bientôt son désaccord avec la politique militaire de Napoléon I er.
Le 29 décembre 1813, il fait partie de la « Commission des Cinq » qui ose présenter des remontrances à l’Empereur en condamnant la poursuite de la guerre et la suppression des libertés politiques. Son activité politique se poursuit après la chute de l’Aigle et avec la Restauration. Maine de Biran est élu député de Bergerac. Il le restera jusqu’à sa mort.
En 1816, le nouveau souverain, Louis XVIII, le nomme conseiller d’État.

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