lundi 9 juillet 2007

Un joyau dans un écrin.





Le hasard fait bien les choses.
Nous sommes le 08/07/07, il fait vilain temps, nous roulons vers Domme.
"Tiens, et si l'on tournait à droite vers ce village indiqué comme un site intéressant par le panneau routier!"
La route se rétrécit, se rétrécit et soudain, nous découvrons Berbiguières ou plutôt le Château de Berbiguières.
Il pleut, nous descendons de voiture et marchons le long des remparts. Nous sommes dans un village superbe, dans un endroit préservé et chargé d'histoire.
Le château et les maisons élégamment restaurées réservent émerveillement et séduction.
Le village semi-circulaire de Berbiguières s'est développé autour d'un château du XIIème, reconstruit à la Renaissance.Il est aujourd’hui la propriété d’un célèbre avocat londonien.
Le monument aux morts est un bloc de pierre couleur sang, très impressionnant.La plaque commémorative indique 15 tués en 14/18; pour ce minuscule village, c'est absolument énorme.

La commune (177 habitants) a pour maire Mme. Monique Kermarrec, qui a vécu à Calais et qui réside avec Yves, son époux, à Bergerac. Ils ont également une maison au « Coutal » sur la commune de Berbiguières.
C’est Frank, un anglais installé dans ce superbe village qui m’a dévoilé ce fait qui n’a pas manqué de m’étonner.

Et nous ne sommes pas allés à Domme.

dimanche 8 juillet 2007

La Roque St Christophe





Les falaises abruptes qui bordent les rivières Vézère, Dordogne et leurs affluents sont creusées de grottes et d'abris sous roche qui ont servi depuis plus de 400 000 ans à l'humanité primitive.
En outre, elles renferment presque partout de riches gisements de silex, la matière première de prédilection de l'homme préhistorique. Abri et matière première, présence d'une grande variété de gibier, autant de circonstances favorables, rarement réunies ailleurs, qui ont fait du Périgord une sorte de terre promise des peuples chasseurs paléolithiques.
Près de 200 stations préhistoriques dont la moitié dans la seule vallée de la Vézère prés des Eyzies de Tayac ont été dénombrées en Périgord (sites du Moustier, de la Madeleine...) ; cette région, fouillée dès le XIX°siècle, a ainsi largement contribué à l'essor de la science préhistorique.
Au fil du temps, sur la falaise de la Roque St Christophe, de nombreux abris sous-roche et de longues terrasses ont été creusés sur cinq niveaux par la rivière et le gel. Ces cavités naturelles serviront d'abris troglodytiques aux hommes de la Préhistoire dès -55 000 ans avant JC puis de forts et de cités du Moyen Âge jusqu'à la Renaissance, en particulier contre , les raids vikings ou pendant la guerre de Cent Ans. Les habitations qui comptèrent jusqu’à 1000 habitants, servant de refuge aux Huguenots, furent détruites pendant les guerres de religion en 1588.
La Roque Saint-Christophe est classée au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Sa visite effectuée ce 08/07/07 nous a intéressés et impressionnés.
http://www.roque-st-christophe.com/indexfr.html

Des p'tits trous!




Les cluzeaux (ou cluseaux)en Dordogne.
Très spectaculaires sont les vestiges de la période gallo-romaine. De cette époque datent vraisemblablement les premiers cluzeaux ; cavités creusées dans le calcaire en Périgord,grottes artificielle souterraines ou aériennes, servant de caves, de réserves, d’abris. Ces souterrains-refuges, ces cabines de guetteur, pouvaient abriter parfois des populations entières.
L'adjoint au maire d'Eymet, ce samedi 7/7/7 "artistes dans la rue", nous a longuement parlé de ces cluzeaux nombreux dans la vallée du Dropt. Bien rares sont les falaises qui n'en sont pas percées dans les vallées de la Dordogne ou de la Vézère.
La région Aquitaine, érigée en comté,fut bien défendue sous Charlemagne qui fit placer des sentinelles à l'embouchure des fleuves et construire des bateaux. Mais, la rivalité entre Pépin II et Charles-le-Chauve ouvre les portes du bassin aquitain. La région entière fut saccagée par les Vikings au milieu du IX° siècle (845) et pendant plus d'un siècle. La Dordogne leur servant d’axe de circulation.
Les cluzeaux remplirent alors leur rôle de silos, de lieux de surveillance, de relais pour annoncer les arrivées des envahisseurs et de refuges.

samedi 7 juillet 2007

Agriculture en Dordogne



La photo prise ce 07/07/2007 montre que les tournesols sont en fleur, les raisins sont formés sur les vignes et les blés sont coupés.

Valeur de la production agricole en Dordogne en 2005 : 716 millions d’ Euros (elle est de 2 400 millions d'Euros pour le Pas-de-Calais).
Production végétale 52 %
Production animale 42 %
Services 6 %

Valeur des productions végétales en Dordogne en 2005 : 373 millions d’ Euros.
Céréales et oléoprotéagineux 24%
Viticulture 23%
Fruits & légumes 21%
Fourrages 18%
Autres produits végétaux 10%
Tabac 4%

Le rendement en blé en Dordogne est de 52 q/ha alors qu’il est de 81 q/ha dans le Pas-de-Calais et en moyenne de 71 q/ha sur toute la France.
Mais au niveau du vignoble, le Pas-de-Calais ne vaut rien !

Valeur des productions animales en Dordogne en 2005 : 301 millions d’ Euros.
Bovins 52%
Laits et produits laitiers 22%
Volailles 16%
Porcins 5%
Ovins 3%
Autres2%


DORDOGNE: 9 224 Km², 398 000 habitants soit 44 habitants au km².
PAS-DE-CALAIS: 6 639 km², 1 456 000 habitants soit 218 habitants au km².

mardi 3 juillet 2007

Jean Arcelin

Nous avons assisté au vernissage de l'exposition de l'été proposée par la ville de Bergerac. Le peintre Jean Arcelin nous a fortement marqués par la qualité de sa peinture.

www.atelier-passage.com/arcelin
fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Arcelin

dimanche 1 juillet 2007

Ferme du XIXème












http://www.cg24.fr/modules.php?name=News&file=print&sid=165


Le hasard nous a amené à la Ferme du Parcot (parfaite maison doubleaude) datée du 24 mai 1841. Une guide nous a accueillis et nous a passionnés. Le torchis des murs a été réalisé à partir d'un mélange de paille, de seigle, d'argile et d'eau. La Ferme a conservé son extraordinaire "balet", cette galerie en bois située à l'avant de la maison, les colombages, la grange, le four à pain, l'étang.

Son intérieur est très fonctionnel, des meubles rustiques nous font comprendre le mode de vie des doubleauds : de la cassote ou couade (casserole à tuyau) pour économiser l'eau, au four à pain à côté de l'étang.

La Double


Nous avons parcouru la Double,région entre la Dronne et l’Isle. Elle n’a jamais compté plus de 15 000 habitants. C’est une région déshéritée et relativement isolée. Elle connut un siècle de paludisme. On l’a longtemps appelée « le pays des fièvres ».
La présence constante de l'eau et de la forêt donne à la Double toute son originalité par rapport aux régions qui l'entourent. Avec les lacs de Mazurie, au Nord-Est de la Pologne, la région de la Double est un des derniers espaces européens où subsiste une population de visons d'Europe, disparue du reste du continent.La loutre habite également ces lieux.Les renards y sont nombreux.
Nous avons découvert un blaireau mort sur le côté de la chaussée; ses griffes et sa dentition nous ont impressionnés.

Pendant longtemps, la Double resta parfaitement vide, à peine grignotée, sur ses lisières. Refuge des révoltés, des Croquants d'autrefois, elle ne s'ouvrit que lentement et toujours parcimonieusement aux entreprises des défricheurs.