dimanche 8 avril 2007

Soupe




Ce dimanche de Pâques, nous fûmes à Issigeac pour la fête de la soupe. Chaque particulier amène sa soupe (à l'ortie, à l'asperge, à l'épinard, à l'oseille...)et la propose aux visiteurs. Sous chapiteau est servi un repas à 20€ tout à fait pantagruélique assez classique pour le Périgord. Le jambon à la ficelle cuit au feu de bois et la soupe est au chaud dans d'énormes chaudrons. Les marchands de vin offrent la dégustation, le tonnelier fait apprécier son art, un fromager est descendu d'Auvergne (il ne vient qu'à cette occasion), les particuliers ont exposé une bonne centaine de soupières, un bergeracois est venu montrer sa collection de matériel servant à préparer les châtaignes, la "potière" travaille devant le public derrière l'église, le club de rugby a son stand-resto-buvette et les gros bras du coin lui font honneur. Tout cela est bon enfant!

samedi 7 avril 2007

Le dragon de Lalinde




Avant d'être bastide, Lalinde était une ville Gallo-Romaine, chargée de protéger le guet de la Dordogne sur la voie Périgueux-Agen.
Lalinde est empreint de la légende de « Lou Coulaubré » (en langue d’Oc), « la Coulobre » ou « la Colaubre » ou « la Coloubre », un dragon qui dévorait les bateliers de gabarres et les habitants de la contrée. Il les enlevait, se repliait ensuite dans son repaire et y dévorait sa proie. Cette légende vient du fait que la Dordogne au niveau de Lalinde présentait plusieurs passages difficiles à l'origine de la mort de nombreux gabarriers.
Ce dragon habitait une caverne druidique près de La Linde. Il était immense. La légende raconte que la coulobre avait un pied sur le haut de la colline surplombant Lalinde, à l'endroit où fut construit au XIIème siècle l'église de Saint Front de Colubri et l'autre pied dans la Dordogne au saut de La Gratusse.
L'apôtre Saint Front (premier évangélisateur du Périgord) fit dresser un bûcher sur la colline voisine et ordonna au dragon de s'y précipiter. Le monstre se traîna lui-même au milieu des flammes et La Linde fut délivrée...
Une autre légende rapporte que Saint Front, chassa d’une grotte creusée dans le rocher de la colline le dragon qui s’y était réfugié.

Orchidées


Notre sortie d'aujourd'hui nous a conduits sur le sentier dit "des orchidées", sur la falaise de St Front de Colubri, sur la rive gauche de la Dordogne, en face de Lalinde.
Le département de la Dordogne comptait 45 espèces d'orchidées. Mais 4 ont disparu ces vingt dernières années.Ça craint!
Voir:
http://perso.orange.fr/nicolas.helitas/accueil.htm#accueil
http://yamo.club.fr/page%20du%20site/orchidlascaux.htm

jeudi 5 avril 2007

art rupestre


Maryse participe au concours de peinture organisé par Bergerac dans le cadre du MAI DES ARTS 2007. Le thème est: "Variation autour de l'art pariétal ou rupestre". Le support fourni par la mairie est en papier (0,65 x 0,92) et doit se tenir dans le sens de la hauteur.Les affiches seront exposées à la Mairie de Bergerac (ou autres lieux selon le nombre de participants).

Faire refleurir l'amaryllis !





Souvent planté en période de Noël, on s'extasie devant les magnifiques hampes florales de l'amaryllis. Mais voilà ! C'est chaque fois la même question : comment le faire refleurir ?
Si vous avez acheté votre amaryllis en pot, comme tous les bulbes forcés (c'est à dire ayant subi un traitement spécial pour fleurir précocement), il ne refleurira pas l'année prochaine et est bon pour la poubelle.
Les conseils ne s'appliquent qu'aux bulbes achetés séparément de la terre, plantés par vos soins, et patiemment couvés du regard... en laissant son temps à Dame Nature!

Lorsque la dernière des fleurs se fanera, coupez la hampe florale à 3 cm au-dessus du bulbe et laissez les feuilles se développer en les arrosant 1 fois par semaine environ; ajoutez 3 fois par mois un engrais liquide soluble que vous mettrez dans l'eau d'arrosage selon les doses indiquées dans le mode d'emploi.

En été, lorsque le feuillage commencera à jaunir, diminuez, puis supprimez les arrosages et placez le pot dans un endroit frais, sec et bien aéré (garde-manger, cellier, grenier voire encore un coin bien à l'ombre du jardin) afin que les feuilles achèvent de se dessécher et tombent d'elles-mêmes.

Après cette période de repos, c'est à dire à partir de janvier, le bulbe est prêt à reprendre son cycle de végétation. Sortez le pot de sa cachette, enlevez la partie supérieure de la terre (1 à 2 cm environ) que vous remplacerez par du terreau nouveau : c'est le surfaçage. Un rempotage complet (fin septembre, début octobre) suffit tous les 3 ans.

Maryse a observé ces prescriptions et nous avons le plaisir de voir refleurir, depuis près de dix ans, cette magnifique plante pleine de séduction. Tout a commencé avec un seul bulbe.
Nous en avons vu apparaître de nouveaux que Maryse a laissé grossir. Même serrés les bulbes donnent de belles hampes.
La potée photographiée ici comporte cinq hampes et 17 fleurs.
Une autre potée gérée différemment fleurira plus tard; elle comporte 12 bulbes.

mercredi 4 avril 2007

Marché de Bergerac



Le mercredi et le samedi, le marché de Bergerac attire bien du monde autour de l'Eglise et près du marché couvert (en fer, type Baltard).
Il y est proposé des fruits, des légumes, des champignons, des pruneaux, de la volaille, des fromages, de la charcuterie, des produits de la ferme...
C'est un moment très prisé des gens du voisinage: on s'y retrouve; les conversations vont bon train.

Le pruneau

Ce mercredi 4 avril 2007, j'ai acheté des pruneaux à l'un des nombreux producteurs présents sur le marché de Bergerac.
Et ils sont moelleux, sucrés,délicieux.

Prunus Domestica, Prune d'Ente, famille des Rosacées, fait partie du patrimoine agricole du Sud Ouest!

Venu de Chine, le prunier s’établit dès l’antiquité sur tout le pourtour méditerranéen. Le pruneau, résultat du séchage d’une prune était connu des médecins grecs, romains et arabes plusieurs siècles avant JC .Hérodote, Pline l’Ancien, Hippocrate, Galien, Avicenne,… en parlent.
En Gaule c’est dans la province « La Narbonnaise » qui s’étendait jusqu’au Quercy que se développa la culture du prunier. Il faudra attendre le XIIIème (fin de la IIIème Croisade) pour que les moines bénédictins de Clairac (près d'Agen) hybrident des pruniers locaux avec des plants de pruniers de Damas (Syrie) donnant ainsi naissance à une nouvelle variété de pruniers baptisés "pruniers d'Ente" (du vieux français "enter" qui signifiait "greffer"). La prune d'Ente est un beau fruit oblong diablement appétissant. Lorsqu'elle est mûre, elle prend une couleur pourpre violet sur fond bleuté. Cette couleur lui a longtemps valu le nom de " robe de sergent" car elle évoquait la teinte de l'uniforme des chevaliers du guet, chargés d'assurer la sécurité dans nos villes avant la Révolution. Sa chair est jaune, tendre et délicieusement sucrée.
Les bénédictins obtinrent les premiers pruneaux d’Agen.
Le terrible hiver de 1709 détruisit tous les pruniers Quercynois. La production se délocalisa alors progressivement vers l’ouest autour de Villeneuve sur Lot. Les conditions climatiques et les terres argilo-calcaires de la Gascogne, de la Dordogne, du Quercy et des vallées du Lot et de la Garonne, ont fait de cette région du Sud-Ouest la terre d'élection de la culture de la prune d'Ente.
Les arbres sont généralement espacés de 6 à 7 mètres. Ce qui donne aux vergers de pruniers, un aspect très soigné et agréable à regarder. Le prunier d'Ente est un arbre robuste qui peut atteindre 4 à 5 mètres de haut et vivre une soixantaine d'années. Chaque arbre peut fournir jusqu'à 100 kg de prunes.

Sa culture demande une surveillance permanente, tout au long de l'année : taille, fumures et irrigations. La période de la récolte reste encore très souvent manuelle, (entre le 25 août et le 25 septembre). Les fruits mûrs sont ramassés à même le sol, après avoir secoué l'arbre ou à l'aide de vibreurs mécaniques : les prunes tombent dans de larges filets tendus. On utilise aussi de grands tabliers circulaires qu'une machine drape en collerette autour du tronc de l'arbre. La qualité du pruneau dépend pour beaucoup de la maturité de la prune. Les fruits ramassés sont ensuite lavés à l'eau et prêts à être séchés.
Autrefois, les prunes étaient déshydratées au soleil ou dans des fours à pain. Au XIXe siècle sont installées les premières étuves, de grande dimension, ou des "tunnels de séchage" ventilés remplaçant les fours. Un seul passage d'environ 20 heures à 75° de moyenne dans le tunnel permet la transformation complète de la prune en pruneau.

Le pruneau doit avoir une teneur en eau de 21 à 23 %. On procède alors au calibrage; la grosseur qui va déterminer le prix. Les fruits sont stockés dans de grosses caisses de bois appelées palloxs, qui permettent à l'air de circuler pour conserver la qualité originelle du pruneau.

Energétique, riche en fibres et vitamines, facile à stocker et à conserver sur de longues périodes, le pruneau connaîtra un essor considérable au XIXème siècle avec le développement de la navigation marchande car il était très apprécié des marins au long cours dans toute l’Europe du Nord. Ces derniers en embarquaient comme provisions de bord pour leurs qualités gustatives et nutritionnelles (c’est de cette époque que date la recette du fameux far aux pruneaux), faisant sa renommée au –delà des mers et des océans.

Grâce à son port sur la Garonne, Agen était la ville d'où les pruneaux étaient embarqués sur des "gabarres" (bateaux à mat relevable) à destination des ports de la façade Atlantique de l'Europe. Estampillés du nom de leur port d'expédition les pruneaux étaient furent très tôt associés au nom de cette ville.

Seuls les pruneaux issus de la prune d'Ente ont droit à l'appellation "pruneau d'Agen".
L’appellation Pruneau d’Agen perdurera ainsi au fil des siècles jusqu’à sa reconnaissance officielle par l’union Européenne en novembre 2002, matérialisée par l’attribution d’une IGP (Indication Géographique Protégée).