lundi 24 mars 2008

Le Bleu pastel Lectoure dans le Gers






Lectoure se teint en bleu pastel et c'est du plus bel effet.

A Lectoure, nous avons visité une ancienne tannerie du XVIIIème siècle qu’ont achetée des Belges, les Lambert, avec l’idée d’en faire une galerie d’Art. Des lectures, de la curiosité et de la ténacité ont amené ces propriétaires à s’intéresser à l’Isatis Tinctoria (Isatis, comme le Renard bleu et Tinctoria, comme la teinture). La guède ou la wouède est le nom de la plante dans le Nord de la France tandis que le Pastel est celui de l’Occitan. Ils ont acheté des graines à Paris et ont commencé la culture de cette plante. Petit à petit, ils ont remis en route la fabrication du pastel à Lectoure puis aux alentours de Toulouse.
Lambert roule dans une Jaguar peinte avec ce pigment naturel.
Voir : http://www.meublepeint.com/bleu-lectoure.htm
et : http://www.couleur-lauragais.fr/pages/journaux/2000/cl21/report.htm

Le pays de Cocagne
« Le pays de la richesse par excellence, le pays de Cocagne n'était autre que le duché du Lauraguais, l'opulente contrée des coques de pastel. » (Chapelet)
Les coques (coquaignes) de pastel sont des boules ou des pains côniques formés de la feuille de pastel écrasée. Le pays de cocagne, appelé également "triangle d'or" (se situant entre Toulouse, Albi et Carcassonne) ont apporté, au XVème et XVIème siècles, une certaine opulence chez les "marchands pasteliers". Ceux-ci exportaient le bleu du Lauragais dans toute l'Europe. Ils nous ont légué les splendides hôtels renaissance dans les villes de Toulouse et Albi, et des édifices de moindre importance, tels que des châteaux avec leurs beaux pigeonniers et de nombreuses églises.
Ces « cocagnes » séchaient en haut d’un mât que l’on savonnait pour empêcher le vol.
D’autres, suivant M. Génin, prétendent que ce bienheureux pays de Cocagne est, ou plutôt était l'Italie. Autrefois, au XVIème et au XVIIème siècle, il y avait à Naples une montagne figurant un Vésuve d'où jaillissait a profusion du macaroni, de la viande et des saucisses que les gens du peuple se disputaient. Cette réjouissance s'appelait une cocagne, en italien coccagna, du vieux français cocquaigne, qui signifie contestation, dispute.

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