Duras
Marguerite DONNADIEU dite DURAS (1914-1996)
Marguerite Donnadieu est la fille de Henri Donnadieu (directeur d’école près de Saïgon) et de Marie Legrand (Institutrice).
A la mort d’Henri, en 1921, Marie vient vivre avec ses trois enfants au Platier (commune de Pardaillan, près de Duras (dans le Lot-et-Garonne aux limites de la Dordogne et de la Gironde).
La propriété du Platier se compose d’un ensemble de bâtiments disparates : des chais, une métairie et une demeure de maître du XVIIe siècle.
Isolée dans la campagne, Le Platier, juchée sur un à-pic dominant la vallée du Dropt et le Riotor, son affluent, ressemble à un palais ouvert à tous vents, abandonné hors la société et le temps. La manière de vivre y est profondément relâchée « impudente et sauvage », les enfants – Marguerite en tête, âgée de huit ans – sont livrés à eux-mêmes. C’est alors « une île égarée dans l’inconnu ».
Mais en 1924, c’est le retour au Vietnam.
C’est pourtant de la maison de Pardaillan, entre Allemans et Duras que, Marguerite dit, « là, je suis devenue quelque chose comme un écrivain ».
Son entrée en littérature a lieu doublement sous le signe du Lot-et-Garonne : par son nom de plume, emprunté aux coteaux qui l’ont vu grandir, et par le cadre choisi pour son premier roman, Les Impudents, paru en 1943, qui évoque les années Pardaillan.
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